OPIUM

"Opium "  est le nom de l'un de mes numéros faisant parti de mon répertoire depuis les prémisses de ma carrière d'Effeuilleuse. Créé en 2008 il fut le premier numéro composé comme un véritable "Tableau Vivant" où l'importance de la mise en scène fut primordiale. il fait sûrement parti de mes numéros fetiches qui me tiennent les plus à coeur d'interpréter.

l'envie de faire un numéro sur l'Opium a toujours été comme une évidence pour moi, j'ai toujours eu cet amour profond pour l'orient, je fantasmais sur ces imageries envoutantes et sensuelles émanant de certaines esquisses et photographies que j'avais pu admirer durant toutes ces années, de ces fumeries d'Opium où odalisques alanguies se laissent aller dans un songe onirique enveloppées par les volutes de fumée. 

Je décidai donc de réaliser un numéro ayant pour thème principal l'Opium mais retranscrit dans le paris des  des années 20 et de ses Maisons Closes .

une de mes premières inspirations fut le parfum "Opium" d'Yves Saint Laurent et son sublime flacon rectangulaire de rouge laqué, enlacé de son pompon noir et or rappelant les bijoux orientalistes de la période Art Deco. J'ai toujours été inspirée par l'univers du parfum et de ses multiples fragrances. 

Je me souviens alors encore q'une enfant, je collectionnais les parfums et autres miniatures, mais aussi les publicités sur papier glacé qui me faisaient tant rêver ; mon monde se perdait au travers de toutes ces différentes effluves contenue dans ces magnifiques flacons aux décorations raffinées et luxueuses portant des noms évocateurs et poétiques, mais aussi dans ces imageries fantasmagoriques représentants de mystérieuses créatures.

Ma  deuxième inspiration, plus scénographique, fut les luxueuses Maisons Closes parisiennes de la fin du  XIX ème siècle, début XXème, comme la très célèbre Maison Close "Le Chabanais" dont l'une des chambres  "la japonaise" reçue le prix lors de l'exposition universelle de 1900.

Je décidai donc de plonger mon histoire dans le Paris du debut du XX ème siècle aux prémisses des années folles et d'interpréter donc une Belle Nuit s'adonnant aux plaisirs interdits de l'Opium.

Concernant  la silhouette et le costume, je voulais absolument un costume inspiré de l'orientalisme des années 1910 avec un figure de proue un maitre  en la matière paul Poiret qui, entre autre, libérera les femmes du carcan corsetal , mais surtout qui remettra au goût du jour l'orientalisme occidental avec ses manteaux cocons brodés de fil d'or ou encore ses turbans à aigrette incrustés de pierreries aux couleurs flamboyantes , il fut le père précurseur du mouvement Art Deco.

je me suis aussi beaucoup inspirée des esquisses de l'illustrateur phare de cette époque George Barbier qui illustra beaucoup de costumes pour les collections de Paul Poiret, et bien sûr de mon maitre incontesté, le maitre de l'Art Deco,  Erté.

J'ai alors opté pour un kimono bordé de plumes de marabou noires et aux motifs orientalistes noir et or  inspirés par les illustrations de Erté, d'un turban incrusté de pierres de Swarovski  et orné de plumes de paons ainsi que d'une lingerie d'inspiration années 20 de dentelle or.

 pour la musique globale du numéro j'avais eu en tête une musique que j'avais entendue dans le film "Cotton Club" de Francis Ford Coppola "The Mooche", bien qu'originellement composée et interprétée par le très grand Duke Ellington, j'ai opté pour la version plus jazzy du compositeur john Barry. Avec ces sonorités cuivrées enivrantes cela m'a tout de suite plongée dans un songe décadent venu de l'orient, j'ai alors trouvé  cette mélodie parfaite pour la deuxième partie de mon numéro, quand je commence à sentir les effets hallucinatoires de l'Opium et commence à m'effeuiller.

 Concernant l'introduction narrée du numéro et sa première partie où je commence à fumer les premières bouffées de "divine drogue", j'ai décidé de prendre "Caravan" de Duke Ellington, une musique qui me fait aussi penser au voyage et à l'orient tout en gardant une mélodie Jazz cohérente avec la narration et à la mise en scène du Tableau.  

From Paris with Love

 

 Scarlett  

© 2007-2019 Scarlett Diamond